Commerces

Une rue plus conviviale peut-elle être plus profitable?

Les projets visant à apaiser la circulation suscitent souvent des inquiétudes chez les commerçants.

Pourtant, de nombreuses études et des exemples au Québec comme ailleurs montrent qu’une rue plus sécuritaire, plus confortable et plus agréable peut aussi devenir plus dynamique sur le plan commercial.

5 idées reçues

  1. « On va perdre des clients parce qu’il y aura moins de stationnement »

    Les craintes d’une baisse de clientèle après des mesures d’apaisement de la circulation ou de réaménagement de la rue ne sont généralement pas confirmées par les études1.

    Dans plusieurs cas, l’activité commerciale demeure stable ou s’améliore à mesure que la rue devient plus agréable et plus fréquentée par les piétons.

  2. « Mes clients viennent tous en voiture »

    Les enquêtes2 menées dans plusieurs villes montrent que les commerçants ont tendance à surestimer la proportion de leur clientèle qui arrive en voiture et à sous-estimer celle qui vient à pied, à vélo ou en transport collectif.

  3. « Les piétons ne dépensent pas »

    Les automobilistes dépensent parfois davantage lors d’une visite, mais les clients qui viennent à pied ou à vélo reviennent généralement plus souvent.

    Dans plusieurs études3, leurs dépenses mensuelles sont comparables, voire supérieures.

  4. « Les livraisons deviendront impossibles »

    Les projets d’apaisement de la circulation bien conçus4 tiennent compte des besoins des commerces en maintenant des accès pour les livraisons, les services d’urgence et les autres véhicules autorisés.

    L’objectif est de réduire la circulation de transit et d’améliorer le partage de la rue, non de nuire aux activités commerciales.

  5. « Ça fonctionne peut-être ailleurs… mais pas ici »

    Les études5 réalisées dans des villes de tailles et de contextes différents arrivent généralement aux mêmes conclusions : des rues mieux aménagées pour les piétons, les cyclistes et les autres usagers peuvent améliorer la sécurité, la qualité de vie et, dans plusieurs cas, soutenir ou renforcer l’activité commerciale.

En conclusion

Une rue conviviale n’est pas une rue où les voitures disparaissent. C’est une rue où les piétons, les cyclistes, les automobilistes, les usagers du transport collectif et les commerçants partagent mieux l’espace.

Les expériences menées à Montréal, ailleurs au Canada, en France, aux États-Unis et ailleurs montrent qu’il est possible de rendre une rue plus sécuritaire et plus accueillante sans sacrifier sa vitalité commerciale.